Le Microphone #1



API (Association pour le
Patrimoine Industriel)

Rue du Vuache 25,
1201 Genève

Concert d'abonnement
Exposition

Noetinger,
de Roguin
& Rollet

Vernissage
07.12.2023
18h

Vernissage
Nouvelle installation sonore

Denis Rollet

Concerts
07.12.2023
08.12.2023
19h30

Jérôme Noetinger
L'émergence d'un souffle ou
l'histoire d'un monde qui s'accorde
à nos désirs
(2023) pour percussions, clarinette,
harpe, violoncelle et bandes magnétiques
Commande de Contrechamps

Vincent de Roguin
N'est-ce bien que ce qui n’est? (partie une)
(2023) pour violoncelle, percussions,
magnétophone et dispositif électronique
Commande de Contrechamps

Denis Rollet
Nouvelle installation
sonore
(vernissage)
Commande de Contrechamps

Distribution

Jérôme Noetinger
Bandes magnétiques

Vincent de Roguin
Dispositif électronique

Laurent Bruttin
Clarinette

Sébastien Cordier
Percussion

Thierry Debons
Percussion

Anne Bassand
Harpe

Martina Brodbeck
Violoncelle

Coproduction

API (Association pour le
Patrimoine Industriel)

Partenaires

Loterie Romande
Fondation Ernst Göhner Stiftung
Fondation Sandoz
Pro Helvetia
Le Courrier
Music Pass
Ville de Genève

L’API met à l’honneur les capteurs et lecteurs de bandes magnétiques dans une exposition rétrospective sur les grandes marques suisses du son Revox et Nagra. Pour l’occasion, Contrechamps commande trois œuvres à de grands créateurs et interprètes avec magnétophones, et propose une installation sonore qui traversera toute l’exposition, ainsi qu’une invitation à balader soi-même une tête de lecture sur des sections de bande pour jouer avec les fluctuations de vitesse à la main.

L'événement aura lieu dans l'espace artistique de l'API, rue du Vuache 25 à Genève.

Notices d'œuvres

Jerome Noetinger © Mark RietveldJerome Noetinger © Mark Rietveld

Jérôme Noetinger
L'émergence d'un souffle
ou l'histoire d'un monde qui
s'accorde à nos désirs
(2023)

Pour percussions, clarinette, harpe,
violoncelle et bandes magnétiques.

Commande Contrechamps

35'

«C'est la troisième fois que je suis invité à inventer une musique pour et avec un ensemble instrumental. Après Les voix de l'invisible (2013) pour Ensemble Phoenix Basel, et Les machines orphelines (2016) pour l'Onceim, je continue un travail d'imitation à partir de boucles réalisées sur un magnétophone Revox B77. Les interprètes incarnent ces sons et en créent de nouveaux tel un organisme radicant.»

Jérôme Noetinger

Vincent de Roguin © Elena PetitPierreVincent de Roguin © Elena PetitPierre

Vincent de Roguin
N'est-ce bien que ce qui n’est?
(partie une)
(2023)

Pour violoncelle, percussions,
magnétophone et dispositif électronique

Commande Contrechamps

25'

«N'est-ce bien que ce qui n'est? (partie une) est la première partie d'une pièce qui en aura certainement une deuxième, d'une durée égale (25 minutes). Sa conception m'a offert l'opportunité de renouer avec de "lointaines sonorités" (ça me vient comme ça et c'est plutôt autobiographique), les combinant avec des intérêts plus récents. Alors donc, la partie électronique est organisée autour de cinq séquences (ascendantes et descendantes) de quatre mêmes notes distribuées sur trois octaves et dont ne subsistent, après un tri drastique, que des bribes. Celles-ci établissent une sorte de maillage de "coordonnées" en constante reconfection, qu'étoffent une série de motifs de violoncelle et de percussions. A tout cela, s'adjoignent enfin deux sources sonores électroniques supplémentaires, ne servant peut-être qu'à accentuer l'effet désiré, sans nuire, et j'y tiens pas mal, à l'absence de directionnalité de l'ensemble.»

Vincent de Roguin

Denis Rollet © DRDenis Rollet © DR

Denis Rollet
Point d'écoute (2023)

Nouvelle installation sonore pour ReVox B77

«Deux microphones placés sur le toit du bâtiment captent les sons extérieurs environnants.

Toutes les minutes, un magnétophone placé à l’intérieur du bâtiment enregistre quelques secondes de ces sons sur une bande magnétique mise en boucle.

Le magnétophone diffuse et réenregistre en permanence les sons accumulés sur la bande.

Avec le temps, les informations sonores sont remplacées, morcelées et dégradées jusqu’à disparaitre.

Subjectif et parcellaire, l’enregistrement n'est pas le reflet de la réalité.
L'enregistrement capte des instants précis à partir d’un point précis, parmi d’autres possibles.

Déformé par sa transmission-retransmission, son contenu est toujours décontextualisé.

La diffusion d'information est tributaire d'un point de vue, ici d'un point d'écoute»

Texte : Denis Rollet et Vincent de Roguin