Ensemble Contrechamps

Yeree Suh

Soprano

La soprano coréenne Yeree Suh s’est fait un nom grâce à son immense talent dans l’interprétation de la musique tant ancienne que contemporaine. Elle a étudié le chant à l’Université nationale de Séoul et obtenu son diplôme avec mention à l’Universität der Künste Berlin dans la classe de Harald Stamm. Elle s’est perfectionnée dans la classe de Regina Werner-Dietrich à l’Académie de Musique et Théâtre de Leipzig et s’est spécialisée dans la musique ancienne avec Gerd Türk à la Schola Cantorum de Bâle.
Yeree Suh est régulièrement invitée à se produire dans des salles de concert de premier plan et des opéras. Elle a fait ses débuts professionnels en 2003 au Festival d’Innsbruck dans le rôle de la Nymphe (L’Orfeo/Monteverdi) sous la direction de René Jacobs, rôle qu’elle a repris un an plus tard au Deutsche Staatsoper de Berlin en 2004 et au Theater an der Wien. Depuis, elle a collaboré avec les chefs les plus en vue : Philippe Herreweghe, Ton Koopman, Sigiswald Kuijken, Václav Luks, Andrea Marcon, Andreas Spering, Jean-Christophe Spinosi et Masaki Suzuki.
Remarquable interprète de la musique contemporaine, Yeree Suh a notamment participé, à Berlin, à la création européenne de with lilies white de Matthias Pintscher avec le Deutsches Staatsorchester dirigé par Kent Nagano. Elle a chanté A Mind of winter de George Benjamin avec Paavo Järvi et le RSO de Francfort, Mysteries of the Macabre de György Ligeti au Lincoln Center avec l’Ensemble intercontemporain sous la baguette de Susanna Mälkki et Mnemosyne de Wolfgang Rihm avec l’Ensemble Scharoun dirigé par Matthias Pintscher. Parmi les autres moments phares de sa carrière dans la musique contemporaine figurent l’opéra de Wolfgang Rihm, Drei Frauen, au Théâtre de Bâle et Le soleil des eaux, de Boulez, au Festival de Lucerne sous la baguette de Pablo Heras-Casado et avec le Seoul Philarmonic Orchestra dirigé par Peter Eötvös. Yeree Suh a ravi le public, les critiques et ses collègues avec son interprétation de Pli selon pli de Pierre Boulez lors de la célébration des 85 ans du compositeur au Festival de musique de Berlin avec Jonathan Nott puis cinq ans plus tard avec BBC Symphony Orchestra pour le 90e anniversaire de Boulez.
Le premier enregistrement de Yeree Suh, « Musik der Hamburger Pfeffersäcke » avec le Hamburg Elbipolis Baroque Orchestra, a reçu un accueil chaleureux en 2008. Parmi ses autres enregistrements figurent Belinda dans Dido and Aeneas avec Leonardo Garcia Alarcón (label Ambronay), des œuvres de Judith Bingham (label Resonus Classics), Dixit Dominus de Haendel sous la baguette de Pierre Cao, l’Oratorio de Pâques de Bach, des cantates pour soprano solo (y compris la BWV 52) ainsi que d’autres cantates de Bach avec Sigiswald Kuijken et La Petite Bande, Carmina Burana de Carl Orff avec Anima Eterna (label ZigZag Territoires), Lauda per la Natività del Signore de Respighi avec le Berlin Radio Choir (label Carus) et « A Schubertiade » avec Jos van Immerseel pour Alpha Classics.




© Monika Schulz-Fieguth

Yeree Suh a récemment tourné avec le Concerto Köln dans le rôle de Mademoiselle Silberklang (Der Schauspieldirektor/Mozart) et a partagé la scène avec l’acteur et présentateur allemand Harald Schmidt, elle a interprété Almira (Handel) sous la baguette de Andreas Spering au Halle Handel Festival et a chanté avec le London Philharmonic Orchestra ainsi que dans diverses représentations de Carmina Burana (certaines d’entre elles dirigées par Yannick Nézet-Séguin). Elle a récemment donné une série de récitals avec le pianofortiste Jos van Immerseel, des concerts avec le Budapest Festival Orchestra et a pris part avec le Deutsches Symphonieorchester au Berlin Music Festival avec Die Jakobsleiter de Arnold Schönberg sous la baguette de Ingo Metzmacher.
Pendant la saison 2015-2016, Yeree Suh donne un récital à la Händel-Haus à Halle et tourne avec le chef renommé Masaaki Suzuki pour chanter la Passion selon saint Matthieu de Bach. On l’entend également dans Akrostikon Wortspiel d’Unsuk Chin avec l’Orchestre philharmonique de Radio France et dans L’amor prigioniero de Johann Adolph Hasse avec le Budapest Festival Orchestra dirigé par Sigiswald Kuijken.

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