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Tristan Murail

 

En moyenne et extrême raison
pour quinze instruments et sons électroniques (2009)

[flûte, hautbois, 2 clarinettes, basson, cor, trompette, trombone, percussion, piano, clavier, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse]

Un essai de virtuosité combinée – instruments / électronique.
Les sons électroniques prolongent les sons acoustiques au-delà des limites de la virtuosité instrumentale, et répercutent les sons instrumentaux dans l’espace.

La synthèse s’appuie essentiellement sur la technique dite « synthèse par modèles physiques », où l’ordinateur tente de simuler le comportement physique des instruments (souffle, archet, etc…).

 

En moyenne et extrême raison : cela semble une sorte d’oxymore, aux puissantes suggestions poétiques – mais c’est en fait une expression mathématique qui désigne le type de proportions à partir de quoi on calcule ces entités (mythiques pour beaucoup) que sont le nombre d’or, la série de Fibonacci, etc…

J’en déduis toutes sortes de divisions inégales des durées et des fréquences, mais en gardant toujours une distance quelque peu ironique par rapport à un modèle dont on a trop largement abusé. Et j’espère que prévaudra finalement la dimension « poétique » suggérée par le titre : oppositions inattendues et mots à double sens.

Tristan Murail